À Propos
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The Soft Machine est une association à but non lucratif. Les membres fondateurs sont : Bernard Baissait, Nathalie Bazoche, Victoire Dubruel, Tom Bücher, Christophe Salaün. Elle a pour objet la création et la diffusion d’outils numériques dédiés à l’édition.
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The Soft Machine, outil open-source de mise en page en temps réel, veut donner les moyens au designer graphique (initié ou non-initié au codage) de s’emparer des enjeux contemporains liés au BigData (mais plus largement à la transmission et la diffusion frénétique du savoir). L’objectif étant de concevoir, donc de maîtriser pleinement, l’outil de mise en page, et ainsi de pouvoir l’augmenter et l’améliorer.
1. Die Neue Typography,
Jan Tschishold
Les outils de mise en page traditionnels ont été conçus en fonction d’habitudes de lecture en double page dont les bases ont été posées en 1928. 1
1. Die Neue Typography, Jan Tschishold
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Pour faire un raccourci rapide, on observe donc que l’histoire de la transmission écrite passe des tablettes d’argile, au volumen ou rotulus, au codex puis au livre moderne et aujourd’hui revient en une sorte de rotulus numérique sans fin.
« J’appelle société conviviale une société où l’outil moderne 
est au service de la personne intégrée à la collectivité, 
et non au service d’un corps de spécialistes. Conviviale 
est la société où l’homme contrôle l’outil. » 2
2. La convivialité, Ivan Illitch, Éditions du Seuil, 1973
2. La convivialité,
Ivan Illitch,
Éditions du Seuil, 1973
Il nous est apparu nécessaire de concevoir un outil qui prendrait en compte ces nouvelles habitudes de lecture et les problématiques qu’elles engendrent. Cet outil nous sert de support pédagogique et est prétexte à constituer des workshops autour des sujets que le support soulève. Cette mise au travail collective, menées lors de workshops, augmentent et perfectionnent l’outil.
Les interfaces logiciels agissent sur la structure même de notre pensée et sur nos usages. Les outils formatent à la fois notre façon de voir le monde, mais brident aussi notre créativité. S’emparer de la conception (et de la réalisation) d’un outil et repenser les usages que l’on en a est un moyen de s’extraire de ce paradigme et ainsi de faire en apprenant. C’est aussi l’occasion de mettre les compétences des uns et des autres au service de nouveaux modes de co-création, où la notion d’auteur n’est plus centrale car diluée dans le collectif.
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Ainsi nous testons de nouvelles méthodologies pour le design graphique, les pistes de travail sont nombreuses:
– retranscrire / représenter l’oralité
– vers de nouveaux mode de création / open-source
– mise en page d’un contenu inconnu
– le transmission du savoir à l’ère de l’anthropocène
– …
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3. L’Espace littéraire,
Maurice Blanchot,
Gallimard, Paris, 1955
Considérant que l’écriture est ce qui rend visible le langage, et que la structure invisible d’un texte (à savoir tout ce qui structure un texte et lui donne vie dans l’espace textuel 3) est ce qui rend matérielle l’immatérialité d’une pensée ou d’un savoir, le designer graphique a donc une grande responsabilité, au mieux incomprise au pire ignorée.
3. L’Espace littéraire, Maurice Blanchot, Gallimard, Paris, 1955